Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 16:06

Pour un premier billet sérieux, qui traiterait d'un sujet intéressant autre que celui de ma prodigieuse personne, je voulais plus ou moins marquer le coup et rédiger quelque chose de 100% frais. Un court instant de réflexion m'aura finalement décidé à vous parler de musique, et vous présenter un coup de cœur pour un genre que j'affectionne particulièrement. Mais, manque de bol, la musique n'est pas ma tasse de thé, et, si mes propos pourront vous paraitre pompeux par moment, sachez que j'ai du mettre de l'eau dans mon vin en effectuant quelques recherches sur le sujet.

 

Avant de vous parler plus en avant de ce courant musical, il me faut remercier la personne qui m'a permis de m'abreuver de ce torrent sonore aux multiples deltas que j'apprécie particulièrement. Donc, muchas gracias Alexis.

 

Pourtant, rien n'était gagné d'avance. A vrai dire, j'appréhendais ce genre de manière plutôt négative, dressé sur des préjugés tenaces. Et il faut dire que l'éducation que l'on reçoit en matière de musique n'incite pas à se tourner vers autre chose que nos goûts habituels. On a l'habitude de considérer comme suranné tout ce qui est « vieux » de quelques années, et barbare les nouvelles tendances émergentes. Ces dernières sont d'ailleurs englobées sous le terme générique de « musique expérimentale », terme fourre-tout dans lequel sont classées en vrac les musique électronique, contemporaine, électronique, et d'autres branches peu populaires du Quatrième Art.

 

Vous l'aurez compris, nous allons parler expérimental. Cependant, pas de manière bordélique, en mélangeant comme le font les vulgarisateurs ; mais en nommant ce genre spécifique, en détaillant ses spécificités. J'arrête de suite de vous faire languir, car ce suspens absurde ne saurait perdurer pour la simple et bonne raison que le titre de l'article indique le nom du genre, c'est à dire du trip-hop. Sa désignation le souligne aisément, on est en présence d'un dérivé du hip-hop, auquel il emprunte sa base rythmique. Mais il tient plus encore de l'abstract hip-hop – auquel il doit son appellation par contraction -, dérivatif qui rompt avec son géniteur en ralentissant le tempo, et s'éloigne des sujets de prédilection du rap. On trouve déjà une couche d'abstraction dans l'abstract hip-hop, qui décidément porte bien son nom : les sonorités se font plus expérimentales, et les paroles n'ont parfois aucun sens. Mais là ou le trip-hop se démarque réellement, c'est dans l'intention. Ici, le but premier et avoué est de faire planer. Si l'on adhère au trip, voyage dépaysant garanti, cervelle ballotée au gré des aspirations sonores délirantes.

 

Et c'est vrai qu'il y a un côté délirant. L'expérimentation permet logiquement de rompre les schémas, d'en établir de nouveaux, de créer des sonorités inattendues ou les arranger à sa convenance. Et ça j'adore. J'ai l'impression d'assister à un feu d'artifice musical, une succession carnavalesque de notes émancipées, un recyclage de bruits quotidiens qui frappent l'oreille et incitent à tendre l'autre. Mais n'en croyez pas la brutalité du jargon utilisé, la plupart des morceaux possèdent une connotation mélancolique. Pour obtenir cette sensation de trip, le procédé tient en quelques mots : une superposition de pistes, des instruments et des samples électroniques, qu'une voix en surimpression viendra tantôt rehausser.

 

On pourrait croire qu'en tant qu'expérimentation, le trip-hop aille chercher son inspiration dans des domaines encore peu usités, comme l'électronique, qui permet d’explorer toujours plus de nouvelles sonorités. Certes il y a de ça. Et tant mieux, on ne peut condamner la recherche de l'originalité. Néanmoins, les influences du genre sont tout aussi diverses que variées. On retrouve en vrac du jazz, blues, soul, dub, électro, et même des musiques de film, pour ne citer que ceux-là. Il m'est même arrivé de rencontrer, chez Ez3kiel, un passage où les sonorités électriques se disputent avec un accordéon. Ce groupe cherche d’ailleurs à renouveler  certains instruments « traditionnels », comme le piano ou le violon, très présents dans son œuvre. Bien sûr, certains extraits ne sont pas tous à mon goût, notamment lorsque l'influence du métal se fait sentir, mais dans l'ensemble ce groupe a tendance à mixer allègrement les timbres les plus antagonistes avec un talent extraordinaire, et transmet sa passion pour la philatélie en la préservant d'une oblitération vengeresse.

 

Bien évidemment, Ez3kiel n'est le seul groupe auquel je prête une oreille attentive. Je citerai entre autres Amon Tobin, Apparat, Aphex Twin (l'artiste souffre de synesthésie), Bonobo, Free The Robots, Gui Boratto, ou encore Ghost. Mais le plus incroyable dans tout ça, c'est qu'il y en a encore une pléiade à découvrir ! Et maintenant place à la pratique, avec un panel restreint d’albums à découvrir.

 

 

Discographie choisie :

 

Amon Tobin :

Foley Room (2007)

 

Apparat :

Organ Quartet (2005)

 

Aphex Twin :

I care because you do(1995)

 

Bonobo :

Days to come (2006)

Solid Steel Presents: It Came from the Sea (2005)

 

Ez3kiel :

Naphtaline (2006)

B4arbary (2009) 

 

Free The Robots :

Ctrl Alt Delete (2010)

 

Ghost :

Freedom of Thought (2009)

 

Gui Boratto :

Take my breath away (2009)

 

 

 

 EZ3kiel-Barb4ry

Ez3kiel - Barbary

Par GiZeus - Publié dans : Musique - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 15:51

Bonjour à vous, internautes et internautes, voyageurs du web au gré des embranchements de la toile et de vos envies ! Blogosphère me voilà ! « Enfin », ai-je envie de dire. Car cette idée d’un blog tissait sa toile depuis un bon moment sous ma caboche d’ado attardé ou de jeune adulte. Cette fois-ci ça y est, c’est l’indépendance. Mon espace perso, mon appart’ à moi tout seul dans la galaxie cybernétique, sur lequel je peux exercer toute l’influence que je souhaite. Mais avant d’aller plus en avant dans une quelconque présentation insipide qui n’est de toute manière soumise que pour la forme, je tiens à remercier Spooky, tenancier du blog Ansible – que vous pouvez retrouver dans les partenaires -, qui m’a offert un espace d’expression pendant un certain temps sur cette blogosphère que je m’empresse d’envahir. Quelques billets seront d’ailleurs, dans un premier temps, tirés d’Ansible ou d’autre part afin de contribuer à meubler ce blog aux parois trop lisses pour le moment. « De l’avarié, du faisandé » m’objecterez-vous narquoisement. Eh bien non, absolument pas m’sieurs dames – ou entre les deux, faut froisser personne -, car ce blog se veut avant tout une incitation à la culture ; et la culture, en dépit d’être parfois assimilée à la confiture, n’est pas une denrée périssable.

 

Cette péroraison introductive ne vous en indiquant pas davantage sur le trublion granguignolesque qui se tient devant vous, cet interlocuteur de mots et de phrases se détachant sur un fond uni des plus majestueux, je m’en vais d’emblée me dévoiler devant vous. Encore une fois, et saperlipopette soupireront les demoiselles – faut-il préciser qu’il ne faut froisser personne ? -, c’est par le biais d’une calligraphie policée que je me mets à nu. En tout premier lieu, s’il vous faut savoir une chose à mon sujet - mais j’espère malgré tout que la curiosité à mon encontre vous poussera à prolonger votre lecture de ce premier billet -, c’est que je suis quelqu’un de curieux. Je vais donc où la curiosité m’attire, et, à l’instant de rédiger ces modestes lignes, le vent porteur de la science-fiction me porte vers une imagination libératrice, cette dernière faculté ayant comme atout majeur de s’affranchir de la norme, qui n’attire que platitude et désespérance. Néanmoins, si je cultive un penchant assumé pour l’étrange, le bizarre, il m’arrive de m’intéresser à des lectures plus « traditionnelles », dans le sens où je rechigne de moins en moins à explorer de nouveaux horizons, comme de la littérature dite blanche ou classique. Touche à tout, donc, mais pas à n'importe quoi non plus, car s’il faut aguicher ma curiosité, il faut également être capable de la retenir.

 

A côté de mes lectures, qui m’accaparent un temps de plus en plus accru ces temps-ci, vous pourrez découvrir mon opinion sur d’autres sujets plus divers et variés. Je pense entre autres au cinéma, sans oublier la petite lucarne, envahissante car indispensable, avec des séries choc comme Derrick ou Les Feux de l’amour pour m’assurer un lectorat de la plus grande fraicheur, après embaumement seulement. Les artistes gribouillant encore sur les livres ne seront pas oubliés. La bande dessinée est une forme qui m’a permis de renouer avec la Littérature, et ça je ne l’oublierai jamais, bien qu’en ce moment je prenne plus goût aux descriptions imagées qu’aux images dessinées. Dans une moindre mesure, quelques billets d’humeur viendront émailler ce blog peinturluré, ponctués de délires occasionnels dont je m’autorise enfin la libre circulation et élaboration. Et, pour finir, il n’est pas exclu qu’une poignée de notes musicales fassent leur apparition, délaissant les interlignes des partitions pour venir accrocher les lignes de mes écrits. Car après tout, la musique n’est-elle pas le supplément de l’âme, nous dit Nietzsche ?

Par GiZeus - Publié dans : Délire d'obtempérer
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